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Réçit BDSM

Grosse Salope

Lettre à toi, publiée avec ton autorisation et celle de la Gracieuse Dame :

Nous nous sommes croisés il y a peu, lors d’une soirée privée comme il en existe tant, sauf que celle-ci était particulière, j’y officiais comme soubrette, c’était mon cadeau à notre hôtesse.

;-)

Très franchement je n’ai pas fait attention à toi, je ne t’ai pas « remarqué » parmi tous ceux qui étaient là. A ma décharge il y avait ce que l’on nomme « le dessus du gratin » en termes de BDSM, on ne savait plus où donner de la tête. Et j’étais trop occupée, d’une part, à essayer de tenir mon rang de soubrette promis et, d’autre part, à « badiner », dans le sens second du terme, avec une autre soubrette, mâle celle-ci 

Parallèlement j’essayais de me soustraire à ce qu’il faut bien appeler « un ratage » au fouet de celui qui était censé me dominer ce soir là.

En résumé, je n’avais d’yeux que pour mon charmant soumis d’un côté, qui n’avait de cesse que de remplir mon verre de champagne, et pour notre hôtesse de l’autre, j’avoue !

Elle m’avait fait un effet assez décapant lors d’une précédente soirée privée, me fixant droit dans les yeux, comme pour m’interpeller (était-ce ou pas fait exprès ? je ne le saurai jamais car je ne le demanderai pas, je préfère laisser la place au rêve en l’occurrence) tout en expliquant qu’elle cherchait une soumise femme, qui soit aussi une « Grosse Salope » !

Je savais qu’elle était trop respectueuse des codes BDSM pour me faire une quelconque offre, voire même une allusion puisque j’étais « en mains » comme on dit, mais j’ai sauté sur l’occasion pour lui proposer mes services à sa soirée d’anniversaire… j’avoue, mea maxima culpa,

Je ne t’ai donc pas vu ; par contre j’ai admiré l’une de tes créations, elle était magnifique cette ange aux ailes noires dont les plumes étaient piquées à même la peau. Peut-être que cela manquait un peu de plumes pour rendre les ailes plus étoffées, mais j’admets que c’était bien joli, et cela m’a surtout bien donné envie.

En rentrant ce soir là j’ai re-regardé mes propres photos aux aiguilles, celles que tu as vues sur mon site entre autres, et d’autres où je m’étais moi-même piquée un soir d’envie inassouvie.

Un désir subit m’a envahie, je ne saurais pas expliquer ce qui s’est passé, j’avais envie de sentir à nouveau une fine lame d’acier transpercer ma peau, la sentir s’approcher, piquer, tirer et tendre, pénétrer, me « pénétrer », puis ressortir, j’avais cette sensualité au creu du ventre à ce moment là, cette envie de pénétration là, qui peut comprendre ?

Je me suis sentie j’avoue un peu perdue, j’ai hésité à appeler qui je savais être capable de me redonner ces sensations là ?

Peut-être qu’il aurait dit oui d’ailleurs, ravi de me voir ramper à ses pieds comme jamais je ne l’avais fait. J’ai lutté pour ne pas le faire, et je ne l’ai pas fait, sans doute que cela aurait constitué une humiliation trop puissante.

Et oui… même aujourd’hui je suis sensible à certaines humiliations, et celle-là… pourquoi pas un jour oui, j’en crève d’envie, mais NON !!! pour ça il faudra que quelqu’un m’y mène, peut être celle qui me fait la grâce de me nommer sa GS, à voir…

Cette envie est revenue ce soir là, omniprésente, j’ai joué de ci de là, entre temps j’ai mis fin à la relation avec mon fouetteur tellement maladroit, je voulais être libre, libre… pour ELLE évidemment, toi.. toi tu n’existais pas. J’avais juste de toi l’image d’une belle réalisation, ça s’arrêtait là.

Nous nous sommes recroisés, papotages, je suis une impénitente bavarde, je pars souvent dans tous les sens, je voulais savoir qui était cette ange, ta soumise ou pas, sans doute qu’à ce moment là j’avais envie de ton art, mais je ne voulais pas heurter l’ange, c’est très important pour moi ça, cela prime sur tout le reste, mes envies comprises.

Je n’ai pas envie d’être « soumise », je fais un break comme on dit, j’ai besoin d’une période de free-lance, j’ai envie de jouer, envie de jeux, mais pas envie de causer de souffrance à une « soeur » comme je te l’ai dit, cela m’a beaucoup souciée et inquiétée ; j’insiste sur le sujet parce que j’ai souffert de ces situations et parce que je ne voulais pas faire souffrir quiconque.

Comme je t’ai dit, je veux TOUT, je veux du BDSM et de la baise, pour parler vulgairement, je veux TOUT, absolument tout, pour résumer je veux du jeux BDSM qui aboutisse à une relation sexuelle, c’est clair, net et sans bavure (enfin presque oops) !

Je ne veux pas être « contrainte » parce que j’ai mes propres jeux par ailleurs et parce que je ne perds pas de vue la belle Dame pour laquelle j’ai été soubrette, c’est elle qui prime dans mon « coeur », pour autant qu’il m’en reste.

Nous avons papoté, tu t’es montré proche, puis tout à tout inexplicablement distant, je ne comprenais pas, j’ai su ensuite pourquoi, une gaffe photographique d’un tiers qui me désole, qui me navre d’autant plus que je peux comprendre la souffrance qu’elle a pu générer.

Mais je n’en suis pas responsable, et je ne me mortifierai pas ! Après t’avoir expulsé, ainsi que la « donzelle », de mes contacts, nous nous sommes recroisés et avons repris notre conversation sur tes envies, mes envies, nos fantasmes.

Cette fameuse infibulation qui me tient tellement au creu du ventre, et dont la photo t’agace parce que les points (il est vrai) ne sont ni faits ni à faire, mais je t’ai expliqué pourquoi je tenais à conserver cette image : pour celle qui m’a tenu la main ce soir là.

Infibulation, le mot revient, il se repose sur mes fantasmes, enfin.. tu l’y as reposé et il me creuse un nid de chaleur dans le ventre depuis hier soir ; depuis hier soir, comme je te l’ai dit, j’y pense.

Tu m’as dit que tu envisageais de m’agrafer la chatte puis de me fister. Si tu savais comment j’ai mouillé quand je t’ai lu, dans un premier temps j’ai en effet pensé que tu allais me fermer intégralement la chatte et m’enculer, et ça m’a fait mouiller comme une chatte en chaleur.

Ensuite seulement, tu m’as expliqué que tu envisageais de m’ouvrir à un moment où tu le déciderais et de me fister.

Et là… là j’ai failli glisser de mon siège, je voulais tout, absolument tout, sentir ta queue m’enculer pendant que mon sexe était infibulé, puis ta main me fouiller, je voulais… enfin je veux tout !

J’étais épuisée hier soir, c’était une longue journée, je t’ai salué, tu ne m’as pas répondu, ce qui m’a un tantinet déplu j’avoue, j’ai été limite à te « rebazarder », je veux que l’on soit attentionné vis à vis de moi, c’est important pour moi, je donne et je veux recevoir, je le dis, on l’accepte ou pas, chacun voit, mais c’est mon choix à moi.

Je suis allée me coucher en t’envoyant un dernier mail pour te dire ce que j’allais faire, après toutes les envies que tu avais déclenchées chez moi. Je n’ai reçu aucune réponse, baste.

Je me suis longuement branlée hier soir, j’imaginais une soirée où la Belle Dame était là, où j’étais sa GS, où tu étais là, où elle me demandait d’être sa Grosse Salope et où tu participais au scenario.

Sachant que tu me plaisais physiquement, elle me demandait de te servir sexuellement, puis tu proposais d’introduire en moi un truc qui vibrait et ensuite tu proposais de m’agrafer. Tu me mettais un truc qui vibrait à distance dans la chatte et toi et elle me refermiez, dans un dernier élan tu me prenais le cul puis elle m’enfournait un rosebud et nous sortions.

Il y avait Elle, son soumis, toi et moi, nous sortions et vous aviez la commande du truc qui vibrait, je sentais les agrafes prêtes à craquer dans ma peau et le truc prêt à les faire exploser;.. Je pensais à ça hier soir en me branlant et j’ai explosé parce que je me disais que c’était réalisable, pas juste un fantasme, je me disais que je pouvais, que j’allais, le vivre, et ça c’était trop fort, tellement fort dans ma tête que j’ai joui entre mes doigts en quelques minutes.

Je me suis endormie, épuisée de chez épuisée, j’ai beaucoup de choses à faire et à penser en ce moment avec mon opération qui approche, je me suis écroulée. Et puis ce matin j’ai été réveillée par un tsunami littéralement, c’est la première fois que ça m’arrive de toute ma vie, être réveillée par un orgasme.

Un truc de folie, comme si j »avais été au coeur d’une tempête, d’un tremblement de terre, juste que c’était un orgasme qui m’a réveillée, et je ne sais pas pourquoi, je suis incapable de me rappeler du rêve qui a déclenché ça.

Et ce matin, c’est un haiku qui est venu tout seul se poser dans mes mots :

c’est l’hiver, je dors
secouée par l’orgasme
et sommeil enfui

Voilà,

Je te remercie pour ces maux et ces mots,

Elisalbete

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